Ils veulent tous la LGV  !!!!!!! 

Voila ce que titrait le Dépêche du Midi en 2005.

Mais qui sont ce tous ???   JM Baylet, Martin Malvy ???    Mais au fait, le patron de la Dépêche du Midi, c'est pas JM Baylet par hasard ???
 
LGV : Retour sur le débat de 2005

Qu’ai-je relevé dans La Dépêche du Midi de l’époque ?

Le 8 novembre 2005, un débat a bien eu lieu à Montauban, après cinq autres réunions dans le département, un débat sur la LGV (l’annonce de la réunion est une publicité payante). Le titre du compte-rendu le lendemain dans La Dépêche est clair : Ils veulent tous la LGV.

Aucunes données concrètes, que du baratin et d’abord qui est le tous ? Combien de participants dans la grande salle du Carreyrat ? Le journal indique que Joëlle Greder pour le PCF est très heureuse : « Il vaut mieux créer des emplois et donc obtenir des financements. » et qu’Alain Jean pour les Verts ne l’est pas moins lui qui affirme : « l’utilité de la construction de deux lignes ferroviaires à grande vitesse entre Bordeaux et Irun pour transférer le fret international de la route vers la voie ferrée existante, et entre Bordeaux et Toulouse en tant qu’alternative à la construction d’une nouvelle plateforme aéroportuaire sur Toulouse,.... »

Argumentations à courte vue !

Combien va coûter tout ça au détriment des trains régionaux et des trains corails ? Dès le 28 septembre 2005, le Conseil général du Tarn-et-Garonne a annoncé son appui total au projet mais nulle part on ne dit qui paie et combien !!!

Or ce débat financier est très vif entre Aquitaine et Midi-Pyrénées… et apparaît même dans La Dépêche ! Pour ceux qui oublient ce point, pour ceux qui nous désinforment là-dessus, le retour sur le débat de 2005 nous confirme que les décideurs sont bien les Conseils régionaux. Alain Rousset pour l’Aquitaine ne veut pas payer pour la ligne Bordeaux-Toulouse, donnant la priorité à la ligne Bordeaux-Hendaye qui lui cause bien assez de soucis. Finalement, un accord sera trouvé après plusieurs polémiques entre socialistes (à l’époque le maire de Toulouse compte les points) : la Région Midi-Pyrénées en participant au financement de Bordeaux-Tours obtient en échange l’accord de l’Aquitaine pour Bordeaux-Toulouse. Peut-être que si Toulouse finance Perpignan-Barcelone le Conseil Régional Languedoc-Roussillon financera Narbonne-Toulouse ?

Ce principe a été présenté dans la Dépêche du 13 octobre 2005 et confirmé dans celle du 27 octobre 2005.

Ce principe m’a paru si fou que j’en suis resté à l’idée que Bordeaux-Toulouse ne se ferait que bien après Bordeaux-Hendaye mais je me suis trompé.

Pour mémoire je rappelle le projet de RFF en 2005 pour Bordeaux-Toulouse : 40 TGV par jour entre Paris et Toulouse dont la moitié seraient directs soit 10 millions de voyageurs par an incluant l’augmentation estimée de 3 millions par an. Il était déjà indiqué qu’il n’y aurait pas de fret sur la LGV. Et nous lisons alors cette belle phrase totalement incroyable sur La Dépêche du 8 novembre 2005 :

« Après études techniques, RFF choisira un axe de 50 à 100 m de large. Celui-ci sera dévoilé le plus tard possible pour éviter la spéculation sur les terrains. Car le coût de la ligne dépend du prix d’achat des terrains. La SNCF, où plutôt la société qui exploitera la ligne (on s’oriente comme pour le TGC Barcelone-Perpignan vers une concession privée) est plutôt bon payeur. »

 

La vie des expropriés est juste une marchandise et quant au fait que le prix de la ligne c’est surtout le prix des terrains c’est se foutre de la gueule du monde !!!

Mais on apprend encore plus quand on revisite 2005 avec ce titre de La Dépêche du 19 octobre 2005 : Cahors-Paris en quatre heures.

La LGV par Bordeaux portant atteinte à la ligne par Limoges, il était indispensable, suivant les habituelles manipulations de l’opinion, d’ouvrir une porte de sortie pour Cahors et Brive. Une LGV Poitiers-Limoges étant en projet Bernadette Chirac a annoncé qu’ainsi Brive serait à 3 heures de Paris et Cahors à 4 heures avec une dizaine de TGV par jour. « Le début des travaux interviendrait en 2011 pour une ouverture de ligne deux à trois ans plus tard. » Mais le journal ajoute : « Plus ou moins sceptique, Martin Malvy, le président du Conseil régional Midi-Pyrénées rappelle aujourd’hui « nombre de lignes stratégiques n’arrivent ni à avancer ni à être lancées, Figueras-Montpellier, Toulouse-Narbonne, Bordeaux-l’Espagne. J’ai des interrogations sur la crédibilité de cette opération qui aurait un coût de 2 milliards d’euros. »

Voilà que tout d’un coup la question des finances apparaît !!!

 

Les seuls opposants de 2005 à la ligne Bordeaux-Toulouse sont les habitants du sud de la Gironde qui autour d’un verre de Sauternes ont continué depuis de s’activer jusqu’à mobiliser ensuite le Lot-et-Garonne et à présent le Tarn-et-Garonne.

Si Grande Vitesse il y a, elle concerne la lutte contre la LGV dont on comprend que le tracé a été révélé le plus tard possible pour faire échouer la protestation. Combien de semaines nous reste-t-il ?

 

                                                          16-03-2010 Jean-Paul Damaggio




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