La gabegie, ça continue !!!
 
Après les assises du ferroviaire, on pensait que les propos de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, peins de bons sens allaient apporter un souffle nouveau, une nouvelle manière de voir les choses,…
Hélas, il n’en est rien.
 
Voici l’extrait d’un entretien publié sur SUD Ouest de 02/01/2012.
 
« Sud Ouest ». Le Grand Projet Sud-Ouest (GPSO) reste-t-il une priorité du gouvernement ou est-il reporté ?
Nathalie Kosciusko-Morizet. Le GPSO n'est pas remis en question. C'est très clair. Les Assises du ferroviaire ont permis, de façon transparente, pluraliste et collégiale, d'évoquer des solutions pour l'avenir du secteur ferroviaire français. Tous les ans, le chiffre d'affaires du ferroviaire est de 23 milliards d'euros, dont 13 financés par de l'argent public. Malgré cet engagement public fort, on estime qu'il manque chaque année plus de 1 milliard d'euros. Pour ce qui est des lignes nouvelles, nous devons donc faire des choix.
Vous dites tout de même que les projets feront l'objet d'une évaluation externe et indépendante. Le GPSO en fait-il partie ?
Il y a pour plus de 4 500 kilomètres de lignes nouvelles à grande vitesse (LGV) inscrits au schéma national des infrastructures de transport, soit environ 110 milliards d'euros d'investissement. On ne pourra pas à la fois assumer les lourds travaux de rénovation en cours et lancer simultanément tous les projets. Sans rien abandonner, il faut établir une hiérarchie entre ces projets. Le Commissariat général à l'investissement nous aidera dans cette tâche.
Il y a des coups déjà partis, comme Tours-Bordeaux ou Nîmes-Montpellier. Mais il y en a beaucoup d'autres, plus ou moins avancés. La parole de l'État ne sera pas remise en cause sur le GPSO, qui est un coup parti. Il y a un calendrier précis qui fait l'objet d'un protocole. Il concerne le financement des tronçons Tours-Bordeaux, mais aussi Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Poitiers-Limoges. Pour la liaison Bordeaux-Espagne, comme pour Bordeaux-Toulouse, nous avons un engagement de mise à l'enquête publique courant 2013, avec une déclaration d'utilité publique (DUP) en 2014. Pour Poitiers-Limoges, on est engagés sur une enquête publique en 2012, pour une DUP en 2013.
Le préfet me remettra début janvier les projets de tracés pour les deux lignes, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye. Je les attends pour leur instruction à l'échelon central. Nous tiendrons les délais.
 
PAS DE DEFICIT AVEC TGV SUR VOIES EXISTANTES


Vous avez accepté la création d'un observatoire indépendant des trafics qui pourrait différer la construction de la ligne Bayonne-Hendaye. Êtes-vous convaincue de la nécessité d'aller jusqu'à Hendaye ?
Nous devons mener toutes les concertations avec les habitants. Il est fini le temps où la carte de France des infrastructures se dessinait à Paris de manière autoritaire. Sur Bayonne-Hendaye, nous devons dissiper les inquiétudes. Sur la question de la ligne nouvelle entre ces deux villes, j'ai choisi un nouveau mode de gouvernance. Les procédures environnementales nous y invitent, et nous cherchons des cofinancements. On ne fera pas une LGV contre la volonté des élus.
Je ne renonce pas à cette liaison avec le réseau à grande vitesse espagnol, qui est un engagement du gouvernement.
Certaines collectivités menacent de geler le financement de la ligne Tours-Bordeaux. Comment réagissez-vous ?
D'abord, je crois que les élus seront rassurés par l'engagement de l'État à respecter les protocoles signés. Jusqu'à présent, l'État a scrupuleusement respecté ses engagements, et même au-delà, alors que certaines collectivités ne respectaient pas les leurs.
Sur la LGV Tours-Bordeaux, le projet, dont les travaux vont très bientôt commencer, coûte 7 milliards d'euros, dont 3 milliards de contribution publique - une moitié apportée par l'État, l'autre par les collectivités locales. Après le tour de table, il manquait 280 millions d'euros de contributions de collectivités locales, dont 100 millions pour le seul Conseil régional de Poitou-Charentes. L'État l'a pris à sa charge de manière exceptionnelle, pour éviter le retard du projet. Ceci ne pourra pas se reproduire.
Pourquoi ne pas dire que l'on fera Bordeaux-Toulouse d'abord, parce que ce tronçon est plus rentable et parce que les Toulousains le veulent davantage que les Basques ?
Cela ne fonctionnera pas comme cela. Les engagements de calendriers concernent les trois branches, Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Poitiers-Limoges.  Viendra ensuite le temps de la discussion sur les cofinancements. Chacun sera alors face à ses responsabilités.
Comme nous le faisons désormais systématiquement, nous rechercherons un maximum de financements privés. La part restante devra être financée à parité entre l'État et les collectivités. Si elles n'étaient pas au rendez-vous, sur une branche ou sur une autre, il faudra bien alors ajuster les calendriers de réalisation. Ce n'est pas la préférence de l'État. Nous sommes engagés sur des délais que nous tiendrons.

FINI les Bonnes résolutions !!!!!

Dès les assises du ferroviaire terminées, on annonce le contraire de ce qui a été décidé. Le GPSO est un coup parti? On ne peut pas y revenir dessus!

On sait sur que Bordeaux Toulouse et Bordeaux Hendaye ne sont pas justifiés, qu'ils vont amplifier les déficits futurs, mais ça ne fait rien, on continue pour faire plaisir à certains élus d'Aquitaine et de Midi Pyrénées.
Les politiciens sont des incorrigibles. N'allons pas plus loin, nous pourrions être désagréable vis à vis de nos (trop) chers élus.

 




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