La région Midi-Pyrénées et le département des Pyrénées-Atlantiques, qui financent une partie de la ligne Tours-Bordeaux, exigent que l’État confirme sa prolongation vers le sud.

Extrait de l'Humanité du 26/12/2011                  .

C’est une déclaration de Nathalie Kosciusko-Morizet aux conclusions des assises du ferroviaire, le 15 décembre dernier, qui a fait sortir de ses gonds le président (PS) de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, et son homologue du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, Georges Labazée (PS). Non contente d’annoncer l’ouverture à la concurrence, à titre d’« expérimentation », des trains Corail ainsi que des TER dans les régions volontaires, la ministre de l’Écologie et des Transports est allée plus loin. Elle a aussi implicitement remis en cause les projets de prolongement des lignes à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux au sud de la métropole girondine, vers l’Espagne et vers Toulouse, en lançant une « mission » chargée d’évaluer, à l’avenir « la pertinence économique » de la mise en chantier de nouvelles LGV.

Un revirement inacceptable pour le président de la région Midi-Pyrénées, alors que sa collectivité est mise à contribution pour financer la construction de nouvelle ligne Tours-Bordeaux à hauteur de 102 millions d’euros, dont 20 millions dans le budget régional 2012. « Si nous n’avons pas la garantie que le tracé se poursuit, s’il devait être interrompu à Bordeaux ou décalé dans le temps », il proposerait « d’arrêter immédiatement le versement des paiements » et réclamerait « le remboursement de ce qui a déjà été versé », a-t-il déclaré devant les élus régionaux. Le député et maire de Toulouse, Pierre Cohen (PS), et le président du conseil général de Haute-Garonne, Pierre Izard (PS), ont joint leurs voix à celle de leur collègue Martin Malvy pour demander la « confirmation » du projet de ligne Tours-Bordeaux-Toulouse.

Riposte également du côté des élus de la côte basque française. Le conseil général des Pyrénées-Atlantiques estime que l’État doit tenir ses engagements vis-à-vis des collectivités qui financent déjà la partie nord de la ligne. Le département contribuant pour sa part à hauteur de 79 millions d’euros à la ligne Tours-Bordeaux, son président exige des « garanties fortes de l’État sur la réalisation au sein d’un seul et même projet de la ligne nouvelle Tours-Bordeaux et de ses prolongements Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse ». Une position partagée par la région Aquitaine.


Voici la position de Martin Malvy (déclaration du 22/12/2011) :
"Nous avons été les enfants sages. On nous a dit: si vous voulez l'avoir (la LGV à Toulouse), faudra la payer. On a accepté de la payer (...) mais qu'on ne nous prenne pas demain pour des demeurés ou des provinciaux attardés"


On sait maintent la vrai raison pour laquelle Monsieur Malvy et ses amis ont tant voulu la LGV.
C'est pour ne pas être pris pour des attardés. Comme raison on aurait pu trouver mieux !!!

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